Vous savez ce qu'on dit: Les hommes riches ont des femmes belles… à moins que ce ne soit le contraire et que les femmes belles n'aient des hommes riches. Il paraît que c'est pas sérieux de dire cela: que c'est macho, caricatural et faux en plus. OK, mais même si c'est pas complètement exact, il y a un peu de vrai, je crois. Pour étudier ce comportement, sans prendre en compte les personnalités de chacun, il faut en passer par l'inconscient, le patrimoine humain… la génétique, quoi!!! J'appelle donc mon vieux pote Darwin à la rescousse, et je lui pose la question:
- "Comment il se fait-il que dans la plupart des cas, y'a rapprochement préférentiel entre hommes riches et femmes belles? Dis moi donc?"
- "Hé mais, c'est complètement facile, triple buse! Et laisse moi t'informer, tanche idiote, que t'as rien compris à ma théorie si tu sais pas répondre à ça", me répondit-il, caustique et peu amen.
Et c'est vrai que c'est facile, d'un point de vue néo-darwinien. S'il le peut, un homme préférera choisir la femme la plus jolie qu'il lui ait possible d'avoir (on croirait que je parle de bien matériel, mais d'un point de vue génétique, y'a amalgame). De son coté, et instinctivement, la femme choisira consciemment l'homme pour avoir plein d'objets qui brillent, et inconsciemment parce que la puissance pécuniaire du bonhomme assurera sans faille le développement de ses rejetons. Finalement, c'est davantage la femme belle qui choisit son homme que le contraire. Et c'est intéressant: L'argent a remplacé la puissance physique comme critère de sélection: alors que les caractéristiques physique (puissance, intelligence) ont permis à l'homme d'évoluer depuis la nuit des temps, quelques centaines d'années lui ont suffit pour se créer son propre vecteur d'évolution: L'argent.
Bien plus de choses entrent en jeu dans le processus d'union entre 2 personnes, je suis pas con. Ca ne se résume évidemment pas à une histoire d'instinct. En fait, cette théorie fonctionne beaucoup mieux avec des masses importantes d'hommes plutôt qu'avec des individus. Car, à une échelle plus grande, l'argent comme de critère de sélection explique joliment le fonctionnement de la société, et ce parce que le nombre permet de faire ressortir la tendance comportementale de l'homme en tant qu'espèce, c'est-à-dire son instinct. Cet instinct qui est tout bonnement l'expression brut de nos gènes, et dont la grande préoccupation est de favoriser la perpétuation de l'espèce. Or, justement, il, paraît que ces gènes se sont trouvé un nouveau vecteur d'évolution avec l'argent...
Tout ça fait un joli sac de nœud. Alors, résumons:
En effectuant une moyenne de tous les comportements humains, on obtient une tendance générale du comportement des hommes, qui correspond grosso modo à l'inconscient, et qu'on appelle l'instinct. Cet instinct a pour intérêt d'assurer la perpétuation de l'espèce, et favorise les comportements qui vont dans ce sens. Or, alors qu'autrefois les caractéristiques physiques étaient le principal outil de l'évolution, l'argent est aujourd'hui devenu ce qui permet le mieux d'assurer sa survie, et ainsi celle de ses descendants. Vous me suivez? Plus on a d'argent, mieux l'espèce est perpétuée. L'instinct joue alors son rôle sur le comportement des hommes et incite donc à amasser de l'argent, si bien que finalement, la tendance qui émane des sociétés humaines est ainsi de produire encore et toujours plus d'argent. Si bien que, en définitive:
Le capitalisme est dans nos gènes.
On peut tiré des tas d'enseignements de ce constat, notamment le fait que rien ne pourra jamais aller à l'encontre du capitalisme, et de son extension qu'est la mondialisation. Même en reprenant tout à zéro, même avec toute la volonté morale du monde, le travail de sape perpétuel de l'instinct, incitera toujours le quidam à amasser un peu plus de sous que son voisin. A grande échelle, ça nous mènerait tout droit et à nouveau vers le capitalisme comme fondement de notre société.
En fait, il est héroïque d'avoir des idées sociales, car c'est un combat de chaque instant contre son inconscient. Et ouais!! Hollande est un héros (je sais, c'est pas flagrant).
Et, au fond, les gens de droite sont ceux qui se laissent aller.
Saloperie de gènes de droite...








C'est d'ailleurs charmant de constater à quel point les ricains créationnistes, qui nient le principe même d'évolution, sont assidus aux ordres évolutionnistes de leurs gènes. Pépin le bref...
J'aime bien le foot. J'aime bien jouer au foot, mais j'aime encore plus regarder du foot. Je sais, c'est nul... L'activité et la réussite de ces mecs n'a pas réellement d'intérêt, et ne me concerne en rien. En plus d'être nul, c'est aussi contre-productif, avilissant, manichéïsant. On dit que le foot, c'est la guerre et c'est vrai. Il incite à choisir un camp et exacerbe une animosité envers les malchanceux qui n'auraient pas la présence d'esprit de porter les mêmes couleurs. Il légitime des comportements et des actes qui feraient scandale dans un autre contexte: ils y seraient jugés stupides et irrespectueux, voire fascistes.
Donc, le foot, c'est nul, c'est un fait… Mais qd même, parfois… ça fait plaisir… Parce qu'un bon match, c'est comme un bon film. Avec de bons acteurs, un scénario très original, insensé et incroyable. A ce point incroyable que, mis en scène dans un film, on trouverait ça trop gros, on accrocherait pas. Parfois aussi, c'est un navet. On s'ennuie 2 heures, mais ce n'est pas très grave car tous l'ignoraient, que ce serait un navet, et que comme souvent dans la vie, on a pris plus de plaisir à attendre un heureux moment ou événement qu'à le vivre.
Et d'ailleurs, une belle affiche se profile… Chelsea-Barcelone!!! Ca a de la gueule comme match... vachement symbolique. Le parallèle avec un bon film à gros spectacle est d'autant plus vrai ici, puisque c'est l'éternel opposition entre les besogneux et les magiciens, les militaires contre les bitniks, les rabat-joies contre les marrants. Pour ceux qui suivent pas le foot (et qu'ont raison): Chelsea, c'est le club sans passé, artificiellement édifiée par un magnat du pétrole, composé d'une armada de robots tout bleu très disciplinés, le tout régit par les stricts directives d'un froid statisticien des gazons (Mourinho). Cette équipe/machine sans âme fonctionne comme un horloge, sans génie, sans couleur mais sans faille. A l'opposé du terrain, c’est Barcelone... Le grand Barça, de rouge et d’or vêtu, des trophées sur les étagères, des légendes dans les couloirs et un public intense, fidèle. Impossible d'aller un match du Barça, depuis des années, parce que pas de places: V'la la ferveur populaire. Dans cette équipe, on trouve des joueurs de spectacle (Eto'o, Deco, Messi,..) et bien-sûr Ronaldingo, à lui seul l'incarnation de la magie du bout du pied. Le jeu? Du beau, du très beau, rapide et génial, tout simplement.
Cette affiche me fait penser à l’univers de Harry Potter: Y’a un parallèle frappant entre, d'un coté la confrontation de Chelsea et du Barça, et de l'autre la rivalité entre les Serpentard et les Gryffondor. Parce que Serpentard, c'est sombre et vil, c'est pas gai, pas brillant, pas cool, ça fait pas rêver. La froideur qu'ils dégagent pue le calcul. A contraire, Chez Gryffondor, y'a Harry et ses ti potes, c'est fraternel, ça rigole de solidarité (Ya de l'amour, quoi?). C'est spontané, c'est de la haute voltige et ça leur réussit. Et puis, d'un point de vue moral, ils sont irréprochables… Bref, inutile d'indiquer quelle équipe représente quelle maison (on dit maison chez les sorciers pour dire promo) …
Y’a donc la même partialité dans ce match que dans la comédie sympathique. La même partialité, mais pas la même fin, et c’est ce qui me fait préférer mon match de foot : Le gentil bon cool, celui qui doit forcément gagner pour satisfaire à la morale judéo-chrétienne, n’est pas assurer du tout du tout de sortir vainqueur du rapport de force. Alors, finalement, plutôt qu'un film dont je connais déjà la fin, qui sera vraiment pas original et borné éthiquement, je préfère un ti match de foot car j'y verrais PEUT-ÊTRE (et c'est le plus important) des scènes bien plus folles, osées et surprenantes, sans bienséance ni morale.
J’ai vécus dans un environnement relativement croyant. Mais je ne l'était pas: je faisais simplement comme tout le monde, c’est tout. Cela m’a permis de connaître les croyants, et d’aborder ce quoi ils croient. Dans le même temps, la vie et le monde m’ont aisément et rapidement persuadé de la non-existence de Dieu. Je parle ici du Dieu chrétien, musulman, juif ou autre. D’un Dieu pour qui lui adresser des prières serait important, capable de faire le monde plat et en 7 jours, et bien sûr de justifier le massacre de milliers d’innocents en son nom. Je ne parle donc pas ici d’un Dieu de type conscience supérieur (on verra ça plus tard), mais uniquement du Dieu représentant des religions « organisées ». Dans ce cas, tout les faits, tous les arguments vont dans le sens de la non-existence de Dieu. Le simple fait que 3 religions majeures, équivalentes en terme d’audience, ne puissent s’accorder sur un seul Dieu, montre à coup sûr qu’il n’en existe aucun, au moins que la plupart se trompent de Dieu. C’est triste pour eux. A vrai dire, j’ai l’impression d’enfoncer des portes ouvertes en avançant des arguments contre l’existence de Dieu, tellement ça paraît évident.
Et pourtant, le monde est hourdé de croyants, et de plus en plus même … Cela représente pour moi un grand mystère: Comment, aujourd’hui, peut-on croire en Dieu, sans faire preuve d’hypocrisie, de schizophrénie ou de stupidité? Ce n’est pas de la stupidité, pas à une telle échelle, et puis beaucoup de gens très intelligents sont croyants, Darwin le premier. En revanche, les 2 premières possibilités pourraient expliquer pas mal de choses: Lorsque Bush prétend devoir attaquer l’Irak, symbole de « l’axe du mal », avec la bénédiction de Dieu (God bless America), on a du mal à admettre qu’il puisse y croire lui-même. De là à ce que son peuple le suivent, ça c’est incroyable. Et pourtant…
De quoi s’agit-il alors? D’hypocrisie ? Sûrement, mais pas pour tous, ce serait trop voyant… De schizophrénie ? Ca y ressemble aussi, mais le fait de croire n’est pas une pathologie… à moins que tout le monde soit un peu malade..
En fait, je pense que c’est un peu des deux, sans qu’on s’en rende compte. Outre ceux qui font sciemment preuve d’une hypocrisie qu’il leur est profitable, je crois que les vrais croyants sont sujets à une schizophrénie évolutionniste, inhérente à leur condition d’être humain, et donc parfaitement normale. Le cerveau humain est tout bonnement capable de savoir que Dieu n’existe pas, tout en y croyant sans le moindre doute, et tout ça sans y voir le moindre paradoxe. Mais pourquoi un tel disfonctionnement? En fait, nous le devons à l'évolution: Comme pour tout ce qui est vivant, la seule règle est la survie de l'espèce, dont l’instrument privilégié est l’évolution du génotype. Or la religion est très utile, pour beaucoup de gens. Elle les aide à vivre mieux, à supporter ce qui ne serait pas supportable si la raison n’en valait pas la peine. Et justement il se trouve que la raison en vaut la peine si on est croyant: La religion propose une vie spirituelle et éternelle, une vie qui n’est pas vaine. De là à ce que l’évolution ait donné au cerveau la faculté d’annihiler la gène morale qu’occasionne le fait de croire et de ne pas croire en même temps, il n’y a qu’un pas que je franchis. Hop !!

Ps: Si je raconte que des âneries, faut me le dire... Genre, si vous connaissez Dieu personnellement, ou si c'est le pote d'un pote.. Dans ce cas là, je peux sûrement changer d'avis.
Je suis bien content, ma chérie m'a offert d'aller voir Benabar dans un mois. Ce mec là, j'apprécie vraiment: l'a pas une gueule de star, l'est un peu tout mou, chante pas vraiment juste, mais il écrit juste. C'est plutôt rare, les gens qu'écrivent juste. Personnellement je les répertorie sur les doigts de 2 mains. En fait, Bénabar, il me fait beaucoup penser à celui des gens qu'écrivent bien qui a le plus compté pour moi, c'est à dire le jeune Renaud (parce que le vieux Renaud, malgré tout le capitale sympathie et respect que j'avais pour lui, il a tout fichu en l'air en quelques mois). Pour vivre ma vie, j'ai plus appris de ce mec-là que de n'importe quel système éducatif, surtout d'un point de vue politique et artistique.
Vous me demanderez ce que c'est que d'écrire juste. Et ben, c'est pas compliqué: C'est de parvenir à exprimer une atmosphère (sentiments, sensations, réminiscence,…) avec une grande simplicité. Comme si ce que l'on ressentait de manière confuse et complexe trouvait sa juste description dans ces quelques mots. Brassens, Brel et Renaud y parviennent, et c'est la raison de leur succès: En étant objectif, les musiques de Brassens ou de Renaud sont souvent mièvres, voire pourries. Leurs chansons plaisent pour les textes, parce qu'il expriment avec une apparente et déconcertante facilité ce que beaucoup ne parviennent pas à extérioriser, par manque de mots et de clairvoyance. En ce sens, ces artistes sont des traducteurs d'atmosphère. Et s'il y a si peu de gens qui font ça bien, c'est que c'est n'est pas chose aisée. Brassens disait que le plus difficile, le plus éprouvant lorsqu'il écrivait une chanson, c'était de donner l'impression que ses textes avaient été écrits en 5 minutes, ce qui lui prenait des mois. De plus, cette faculté à écrire juste n'est pas acquise, et correspond à une manière d'appréhender la vie. Je ne saurais pas dire comment ça arrive, mais je crois qu'une sorte de renoncement imperceptible à s'opposer au cours des choses occasionne la perte de cette faculté. Se laisser dériver permet d'esquiver plus facilement le mal de vivre, mais implique aussi la démission de la nécessaire empathie. C'est le cas de Renaud, mais faut dire qu'il en a bavé point de vue tortures existentielles, et qu'il a un peu mérité son repos de vieux con obtus.
Quoi qu'il en soit, il y a une sorte de filiation entre les traducteurs d'atmosphère, comme un rapport de maître à disciple. Je ne sais pas qui a influencé Félix Leclerc, c'est donc le premier maillon de cette chaîne. Il s'agit d'un chansonnier québécois, auteur du "petit bonheur", qui fut la principale influence de Brassens, Ferré, Brel, Lapointe. Lesquels ont influencés Renaud, Leforestier, Les Têtes Raides, Noir Désir…, qui ont influencés Bénabar, M, Tété... C'est simpliste, mais j'aime bien. Ca fait en tout cas une superbe brochette de super artistes.

C'est bientôt la Noël, je suis bien content parce que je vais pouvoir me baffrer sans peur de me faire réprimander par ma maman, qui pour le coup serait assez vexée que j'y touche pas, à ses baffreries. C'est aussi l'occasion de se rappeler que le monde est bien grand, et tout p'tit en même temps: Rien de nouveau, je sais, sauf que ça me revient à l'esprit chaque fois qu'il s'agit d'imaginer l'intensité de tous les petits Noël du monde, dans chaque chaumière (même si Noël se fête pas partout, ya des équivalents). Ca fait qd même un paquet de bonheur, de rires et d'histoires… Et justement, toutes ces histoires révèlent à quel point le monde est dense et complexe d'existence, d'émotions, de détails à tiroirs. C'est une prise de conscience difficile en vérité: tout le monde sait ça, que tout a une existence, une histoire bien remplie, et patati patata… mais c'est autre chose d'en prendre conscience. Parce que là on touche à l'infini, et l'esprit n'y parvient pas très bien, à imaginer l'infini. Chaque petit détail vous raconte une histoire géniale, avec tellement de rebondissements, de hasards heureux, de destins fabuleux. L'histoire de n'importe quelle homme, quant il est seul, des petits secrets qu'il a, de ses peurs, de ses rêves, de ses obsessions, des bruits qu'il aime pas, des tics qu'il aime … me semble passionnante à un point!! Ne pouvez pas imaginer… C'est vrai pour les hommes, c'est vrai pour le vent et les brosses poussiéreuses de craies dans les salles de classe aussi.
En fait, je voulais rendre droiture, si c'est possible, à Jean-Claude V. Parce que même s'il est clairement barré et qu'il fait bien des misères aux mots, je crois que c'est ce sentiment qu'il essaie d'exprimer. Le coté "aware", ça doit correspondre à ça: au fait de remarquer que chaque détail peut dire beaucoup par son histoire, sa raison d'être ou son inutilité. Jean-Claude raconte des trucs évidents et niais, sauf si on accepte de dépasser le garde-fou bien pensant qui évite les considérations nous éloignant d'une vision du monde balisé et rassurante. Seulement, c'est tellement plus commode de qualifier de fou quelqu'un qu'on ne comprend pas. Voila pour l'hommage à Jean-Claude V.
Ca me fait penser à une image que j'aime bien, ça traduit à peu prés ce que je raconte, d'un point de vue plus politique. Enfin, vaguement... Cette image pourrait aussi être le sujet d'un autre article, je vais y penser.

